En France, aujourd’hui, une entreprise industrielle sur 13 travaille dans le domaine de la mode et du luxe, le retour du “fabriqué en France” reflétant une prise de conscience tournée vers l’avenir (source : www.savoir-pourfaire.fr).
D’après l’Union des Industries Textile, avec près de 2200 entreprises, l'industrie textile française emploie plus de 61000 salariés. Ces entreprises sont en majorité des PME (63%).
Leurs activités couvrent les nombreuses étapes de la fabrication de textile : filature, moulinage, tissage, tricotage, ennoblissement, pour n’en citer que quelques-unes.
Le textile est utilisé dans de très divers domaines : habillement, linge de maison, matériaux médicaux ; il trouve aussi maintes applications dans le secteur industriel, en particulier sous la forme de textile à usage technique.
Au fil des années, le marché français a subi des mutations profondes et a progressivement délocalisé sa production, phénomènes qui doivent être pris en compte.
A compétences égales, les entreprises du prêt-à-porter toutes catégories et les Centrales d’Achat privilégient de plus en plus des candidats spécialisés en développement produits, dotés d’une maîtrise pointue dans les techniques d’industrialisation, afin de garantir aux collections le grade qualité exigé par la marque.
Les procédures ont évolué, notamment concernant les Centrales d’Achat, où la quantité de documents nécessaires à l’industrialisation des produits a augmenté. Cela exige une grande rigueur de la part des modélistes, dont l’activité manuelle a peu à peu laissé place aux procédés par informatique comme C-design et/ou Illustrator pour les dossiers techniques (DAO), et Gerber ou Lectra-système (CAO) pour la création et la modification des modèles.
Les modes de conception par moulage (toile sur mannequin) ou construction à plat restent encore couramment utilisés pour la réalisation des prototypes dans les maisons haut de gamme et luxe. Les opérations de pré-industrialisation (patronage, gradation), sont dorénavant exécutés par informatique CAO aussi bien pour les petites séries dans le haut de gamme Luxe que pour les grandes productions dans les Centrales d’Achat. Pour le développement de leurs produits, les entreprises de mode externalisent une partie de leurs collections, faisant de plus en plus appel aux Bureaux d’études qui, à leur tour, sous-traitent avec les modélistes, techniciens produits, favorisant ainsi les activités en free-lance. (Etude réalisée par le site Textileaddict.me le 11 juin 2019 auprès des modélistes et patronniers freelance).
L’émergence de nouvelles définitions du métier de modéliste a exercé un impact sur le marché. Nous trouvons ainsi de plus en plus d’offres aux intitulés tels que « Technicien Produit et/ou Assistant Achat Produit », requérant au préalable une expérience indispensable en modélisme ainsi que la maîtrise de la CAO et de la DAO, un besoin du marché confirmé par les agences d’intérim.
La certification se conforme au plus près à la demande, ce qui nous a amenés à mettre l'accent, dans les compétences requises, sur la CAO, plus adaptée au marché et aux profils attendus des candidats ; cela rend du même coup, la fonction plus attractive. Il nous a paru également indispensable souligner le besoin de compétences en anglais.
Nous mettons au centre de notre réflexion les problématiques du développement durable et la poursuite d’une évolution profonde, plus vertueuse, dans les modes de consommation : écoresponsabilité, Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, Made in France, recyclage, seconde main, location.
Seulement après quelques années d’expérience, les détenteurs de la certification « Modéliste de Mode » seront des spécialistes façonnés par l’univers dans lequel ils évoluent.
- Modélisme habillement
- coupe patronnage gradation
- moulage toile
- prototype habillement
- patronnage gradation informatisé
- Habillement (y.c. mode, couture)
- Stylisme, patron, gradation
- Spécialités pluritechnologiques matériaux souples
- Spécialites pluritechnologiques matériaux souples
| Nom légal | Rôle |
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